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VILLAGES DETRUITS
Les bâtiments civils et religieux situés dans la zone des combats ont beaucoup souffert, notamment des effets de l’artillerie dont les tirs, volontaires ou non, n’épargnaient rien. Dès l’armistice, la plupart des villages ont été reconstruits. Certains ont été déplacés comme Vauquois et Craonne, parmi les plus célèbres. Quelques uns, rayés des cartes ont disparu à jamais. Seuls quelques pans de murs pieusement conservés rappellent leur souvenir.
REMENAUVILLE (54) Ce village lorrain comptait 138 habitants avant la guerre. Les Allemands l’occupèrent dès septembre 1914. Traversé par la ligne de front durant tout le conflit, il ne fut libéré qu’en septembre 1918 par les Américains, lors de l’offensive contre le saillant de Saint-Mihiel.
Les taillis masquent les rares vestiges des habitations et une pancarte indique l’emplacement de la rue principale. Seuls sont visibles quelques blocs et piliers de l’ancienne église.
REGNIEVILLE (54) Distant de quelques kilomètres, cet autre village a connu le même destin. Seule rescapée de la destruction, l’église sévèrement endommagée a été reconstruite.
FEY-EN-HAYE (54) De 1914 à 1915, ce village s’est retrouvé entre les lignes françaises et allemandes. Entièrement rasé par les combats, le nouveau village a été reconstruit quelques centaines de mètres plus loin.
De l’ancien village il ne reste que quelques pierres ainsi que des tombes du cimetière. Un monument, un panneau d’information et cette vue évoquent le souvenir de l’ancien bourg.
VINGRE (02) Le 216ème régiment d’infanterie, retranché dans la ferme de Confrécourt transformée en fortin, repoussa le 20 septembre 1914 les assauts furieux de deux régiments ennemis appuyés par une forte artillerie. Cette carte postale éditée en 1915, permet d’imaginer la violence des combats.
Les puissants murs de cette bâtisse aux allures de château sont toujours debout.
CRAONNE (02) Situé entre Laon et Soissons, ce village jadis animé s’étendait sur les pentes du plateau du Chemin des Dames. Il connut un tragique destin en 1914 après la bataille de l’Aisne, lorsque les troupes allemandes l’occupèrent et chassèrent sa population. En 1917, les bombardements de l’offensive du Général Nivelle entrainèrent sa destruction complète. Le nom de Craonne n’est toutefois pas tombé dans l’oubli car il est associé à la chanson du même nom et au souvenir des mutinés et fusillés de 1917.
Seules sont visibles les fondations des habitations, parcourues par les tranchées. On distingue à droite ce qu’il reste d’un pilier de l’église.
Dans l’ancien cimetière, distant d’une centaine de mètres du village, la nature a repris ses droits. Malgré l’impression d’abandon le souvenir persiste et certaines tombes sont toujours fleuries.
Une concession à perpétuété dans un cimetière disparu, on peut y voir une certaine forme d’ironie de l’histoire.........
FLIREY (54) Situé sur la voie des invasions, ce bourg paisible fut détruit à deux reprises: la première fois par les Suédois pendant la guerre de trente ans, la seconde durant la guerre de 1914-1918. Le village a été reconstruit à nouveau mais les ruines de l’ancienne église ont été conservées. Elles témoignent du passé douloureux de ce village lorrain.
Il est intéressant de comparer cette vue intérieure de l’église avec la carte postale datée de 1916. On ne peut évoquer le passé de ce village sans rappeler que le 20 avril 1915, quatre soldats français du 63ème régiment d’infanterie, accusés arbitrairement d’avoir désobéi aux ordres d’attaquer, furent passés par les armes “pour l’exemple”.
Aujourd’hui la paix et le silence règnent sur les lieux. Les ruines de l’église envahies par le lierre et les tombes tapissées de feuilles mortes composent un cadre romantique propice à la méditation et au recueillement.
FRESNES-EN-WOEVRE (55) Jadis opulente demeure, les ruines du château d’Aulnois disparaissent sous une épaisse végétation.
NAUROY (51) Dans le palmarès des villages détruits, le département de la Marne n’est pas en reste avec sept villages rasés durant les batailles de Champagne. De celui-ci, il ne reste que quelques vestiges de l’église. Le petit édifice à l’arrière-plan est une chapelle commérative construite après la guerre.
Deux piliers de l’église et quelques pierres tombales gisent parmi les broussailles.
MONT-SAINT-ELOI (62) Les clochers en ruine de l’église servirent d’observatoire aux troupes françaises.
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