Jean-Luc KALUZKO
LA MAIN DE MASSIGES (51) C’est le nom donné à ce plateau dont la forme sur une carte ressemble à une main gauche posée à plat. Elle se situe au nord du village de Massiges,à la limite des plaines de Champagne et de la forêt d’Argonne. Dés septembre 1914, les Allemands s’y retranchèrent, transformant cette hauteur en forteresse imprenable. Au cours des années 1914 et 1915, les troupes coloniales de la IVème armée française tentèrent à plusieurs reprises de s’en emparer.Ils ne purent jamais l’investir entièrement. Il faudra attendre la contre-offensive de 1918 pour s’emparer de cette position stratègique.
Cette vue aérienne a été prise en 1917 par un avion français. Elle permet d’apprécier la forme de la “main” ainsi que le réseau de tranchées allemandes.
LA VIERGE AUX ABEILLES DE MASSIGES (51) Cette statue de la vierge en bronze se trouvait le long d'un chemin de Massiges avant la guerre. Durant les combats de Champagne, les Poilus la déplacèrent dans le cimetière militaire provisoire . Elle fut plusieurs fois touchée par des éclats d'obus et percée par une balle sous le sein gauche. Un essaim d'abeilles en profita pour s’installer à l’intérieur, et du coup elle pris le nom de Vierge aux Abeilles.
En 1915, la Vierge (flêche) se trouvait au mileu des tombes françaises d’un cimetière provisoire.
LA CHAPELOTTE (88) De nos , jours, cette chapelle constitue un décor romantique, mais ce ne fut pas toujours le cas. Ce col Vosgien a été l’enjeu de combats dès les premiers mois de la guerre, mais à partir de 1916 s’y déroula une terrible guerre de mines, chaque camp creusant des galeries sous les lignes adverses pour les faire exploser avec de très puissantes charges.
Cette photo est tirée du guide Michelin des champs de bataille de l’Alsace, édition de 1920. Elle représente la chapelle ruinée par les combats et la maison forestière, aujourd’hui disparue.
NOYON (60) Le Mont-Renaud Cette butte a une longue histoire et a vécu des heures tragiques. Elle se dresse au sud de la ville, le long de la route qui mène à Paris. Occupée depuis le XIVème siècle par une chartreuse, puis plus tard par un château, elles est devenue durant la Grande Guerre un point stratégique, théâtre de violents combats.
Cette illustration de François Flameng représente les tranchées françaises au Mont-Renaud. On distingue, à l’arrière-plan les murs du parc du château.
Dès la fin du mois d’août 1914, la butte et son château sont occupés par les Allemands. Le site est pillé mais aussi bombardé par les Français. Les Allemands évacuent le Mont-Renaud en 1917, lors de leur repli stratégique sur la ligne Hindenburg. Ils ne tardent pas à revenir, lors de leur offensive de mars 1918, et se heurtent cette fois à la résistance des troupes françaises, solidement retranchées dans le château. Malgré plusieurs attaques, ils ne pourront jamais franchir cet obstacle sur la route de Paris.
Cette riche demeure qui occupe le sommet du Mont-Renaud a été construite dans les années 30, sur les ruines de l’ancien château détruit lors des combats de 1918.
Cette carte postale nous montre le premier château du Mont-Renaud. Il s’agit en fait d’une partie de l’ancienne chartreuse, transformée en 1810 en château de plaisance par M. Boileau de Moulaville.
BEAUMONT-HAMEL (80) Ce bosquet, isolé au milieu des cultures, semble à première vue tout à fait quelconque. Il abrite pourtant un vestige majeur de la bataille de la Somme.
On découvre à l’intérieur un énorme cratère envahi par la végétation. C’est ce qu’il reste de la première des 17 mines anglaises qui explosèrent le 1er juillet 1916 sous les lignes allemandes. Cette série d’explosions gigantesques marqua le début de la bataille de la Somme. Les Britanniques l’ont baptisé “Hawthorn crater”.
L’explosion à l’origine du Hawthorn crater a été immortalisée par un cameraman anglais, le 1er juillet 1916 à 07h20.
WARLENCOURT (80) Cette butte, puissamment fortifiée fut l’enjeu de violents combats entre Anglais et Allemands et changea de mains à plusieurs reprises de 1916 à 1918.
La butte de Warlencourt à la fin de la guerre, dénudée et dévastée, offrait un aspect beaucoup plus tragique qu’aujourd’hui.
LONGUEVAL (80) Cet étang, appelé par les Anglais “High wood crater”, est le résultat de l’explosion d’une mine sous les positions allemandes du bois des Fourcaux.
C’est une explosion semblable à celle-ci qui a creusé ce cratère aujourd’hui empli d’eau.
Au coeur de la forêt d’Argonne, ce petit chalet a été construit en remplacement de l’ancienne maison forestière, très endommagée par les combats de 1915.
La voici à l’époque, éventrée par les obus. Durant les combats qui firent rage dans ce secteur, elle servit de poste de secours aux troupes françaises.
Mikaël EMBRY
Mikaël EMBRY
VERDUN (55) Le tunnel ferroviaire de Tavannes a été construit en 1870 sur la ligne Verdun-Metz. Durant la bataille de Verdun, il servait aux Français à la fois de cantonnement, de dépôt de matériel et de munitions, de poste de commandement et de secours. Malgré des conditions d’hygiène épouvantables, il offrait répit et sécurité aux troupes qui combattaient à l’extérieur. Le 4 septembre 1916, un incendie se déclencha à l’intérieur. Alimenté par les dépôts de matériel et surtout de munitions, le feu se propagea rapidement le long des 1400 mètres de galerie et dura 3 jours. On dénombra plus de 500 morts.
La photo ci-dessus représente l’entrée EST du tunnel. De nos jours, la circulation des trains se fait sur une seconde galerie, creusée en 1936 parrallèlement à la première, aujourd’hui désaffectée. La vue de gauche nous montre l’entrée OUEST du tunnel pendant la bataille de Verdun.
2500 mètres plus loin, nous trouvons l’étang de Vaux aujourd’hui pratiquement asséché et envahi par les joncs. Il est à présent difficile d’imaginer l‘intensité des combats qui s’y sont déroulés, lorsque les troupes du Kaiser en marche vers Verdun se ruèrent en masse sur le village de Vaux et l’étang du même nom.
Sur cette vue d’époque on peut voir l’étang et sa digue le long de laquelle les Poilus se sont retranchés.
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