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EGLISES ET CHAPELLES DU SOUVENIR
J'ai regroupé sur cette page deux catégories d'édifices religieux : D'une part, ceux dont l'histoire fut intimement liée au conflit. D'autre part, ceux spécialement construits après-guerre pour perpétuer le souvenir de ses morts et de ses batailles.
MARBOTTE (55) Cette église fut utilisée comme dépôt mortuaire. On peut voir sur les photos de l’époque les bancs de la nef occupés par les dépouilles des combattants français attendant leur inhumation dans le cimetière voisin. Les combats qui se déroulèrent dans le secteur en 1915 pour réduire la formation du saillant de Saint-Mihiel firent de nombreuses victimes.
A l’intérieur, des drapeaux de régiments et d’associations d’anciens combattants ornent les murs de cette église.
On peut aussi y admirer de magnifiques vitraux. Ils évoquent de célèbres faits d’armes qui se sont déroulés dans le secteur, mais également les morts qui gisaient dans l’église et le deuil des familles.
SAINT-HILAIRE-LE-GRAND (51) La présence de cette église orthodoxe est surprenante en Champagne, mais elle s’explique par l’engagement de troupes russes dans ce secteur. Elle jouxte un cimetière où reposent 489 corps en tombes et 426 en ossuaire.
Comme dans toutes les eglises orthodoxes, l’intérieur est décoré de belles icônes. Malheureusement, l’église n’est ouverte qu’à de rares occasions.
CARLEPONT (60) Ce vitrail, offert par les habitants, rend hommage aux zouaves qui ont défendu leur village, le 16 septembre 1914.
REMENAUVILLE (54) Ce village lorrain comptait 138 habitants en 1914. Situé sur la ligne de front, il fut complètement détruit. Après la guerre, on construisit une chapelle commémorative sur les ruines de l’église de 1860.
CERNY-EN-LAONNOIS (02) Cette chapelle constitue le mémorial du Chemin des Dames. A l’origine d’un projet datant des années 30 et financée par souscription, elle fut inaugurée en 1951.
Devant l’église se dresse une de ces “lanternes des morts” qui, comme à Verdun et à Notre-Dame de Lorette, illuminent la nuit les champs de bataille.
L’intérieur est sobre et classique, on remarque sur l’autel la présence de la croix de guerre .
Les murs sont couverts d’une multitude de plaques, apposées par les familles en souvenir de leurs enfants tombés au Chemin des Dames. Parmi la foule d’anonymes dont on peut lire les noms, se trouve le général Des Vallieres, tué à Juvigny, lors de l’offensive allemande de 1918. On trouve également des plaques gravées par des amicales de régiments et des associations d’anciens combattants.
DORMANS (51) Cet édifice majestueux est le mémorial des deux batailles de la Marne. Inauguré en 1932, sa construction financée par des dons a duré dix ans. L’escalier monumental méne au parvis où se trouve une table d’orientation décrivant le champ de bataille. Du parvis on accède directement de plain-pied à la crypte, dominée par l’église et le clocher.
Cette vue est prise de l’ossuaire, relié à l’église par une galerie de cloître, à gauche sur la photo. La nuit, une lanterne des morts balaie de son feu ce site prestigieux.
Le grand vitrail du choeur représente le Christ accueillant le Poilu, représentant tous les morts de la Grande Guerre.
ALBERT (80) La basilique d’Albert fut entièrement rasée par les bombardements. Sa destruction donna naissance à une prédiction, qui malheureusement ne se réalisa pas. En effet, en janvier 1915, la statue dorée de la Vierge fut touchée et bascula à l’horizontale, sans toutefois tomber. On raconta alors que sa chute imminente annoncerait la fin de la guerre. Il n’en fut rien, la statue finit par chuter, mais la guerre continua. L’édifice et sa Vierge furent reconstruits à l’identique après la guerre.
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