Les abris bétonnés
Comme le titre l’indique, ces constructions ne servent qu’à abriter la troupe ou le matériel durant les périodes de repos ou de combat. Les modèles sont trés variés. Il n’existait pas à l’époque de normes de constructions. Ils sont souvent à demi-enterrés, pour des raisons de protection et de dissimulation. Pour les mêmes raisons les ouvertures sont limitées et toujours orientées du côté le moins exposé aux tirs de l’ennemi.
Plan et coupe d’un blockhaus allemand intégré dans une tranchée. Cet abri est équipé d’un petit poste d’observation.
Un blockhaus en construction. Il est réalisé à l’aide d’éléments de béton préfabriqués.
Le coffrage intérieur d’un autre abri. Le béton est coulé autour puis les planches sont démontées.
Des pionniers allemands travaillent à la construction d’un blockhaus. Le béton sera bientôt coulé. On remarque les ferraillages qui entrent dans la fabrication du béton armé. Une rampe équipée d’une petite voie ferrée permet d’acheminer les matériaux.
FROMELLES (59) L’abri dit “de Hitler”, dans lequel le futur dictateur, alors caporal durant la première guerre mondiale, aurait séjourné.
COL DU DONON (88) Un des abris allemands qui jalonnent un sentier récemment balisé et baptisé “le sentier des bunkers”.
NAVARIN (51) A quelques mètres de l’ossuaire des armées de Champagne, se trouve un abri allemand de taille importante. Il est difficile de nos jours, de deviner quel était son affectation : abri, P.C., poste de secours....etc...
VERDUN (55) Dans le bois des Caures,non loin du P.C. du Colonel Driant, se trouve une ligne de défense allemande. Elle est constituée d’une série d’abris construits en 1918.
Chacun de ces abris est baptisé d’un nom d’animal, indiqué sur un cartouche. Le précédent se nomme “Krokodil”, celui ci “Buffel”.
VERDUN (55) Dans le bois des Caures, non loin du P.C. du colonel Driant, se trouve une ligne de défense allemande comportant une série d’abris de ce type.
L’abri de combat L.L.M.1. Ce type d’ouvrage bétonné a été construit aux environs de 1900 entre les forts du camp retranché de Verdun. Ce modèle est prévu pour abriter une compagnie, c’est à dire 200 hommes. Ces abris sont désignés par des ignitiales correspondant à leur emplacement. L.LM.1 signifie que cet abri se situe entre l’ouvrage de La Laufée et le fort de Moulainville.
Un autre abri de combat français de taille plus petite et pouvant abriter une demi-compagnie. Il est connu sous l’appellation de “P.C. 120” Malgrè les combats de la bataille de Verdun, l’édifice est miraculeusement intact.
Quelques centaines de mètres plus loin, son jumeau le “P.C. 119” a d’avantage souffert.
GINCREY (55) On trouve dans ce secteur de nombreuses positions d’artillerie allemande dont les canons étaient braqués sur Verdun. Ce petit ouvrage jouxtant une plateforme de tir, servait d’abri aux artilleurs.
Comme c’est souvent le cas, on a utilisé des tôles “métro” pour réaliser la couverture de l’ouvrage. Le béton est coulé par dessus, l’ensemble est très résisant. On remarque à l’extérieur qu’un muret pare-éclats protège les ouvertures.
AUTRY (08) Un autre abri allemand, mais de taille plus importante.
NIEUPORT (Belgique) Ce blockhaus anglais a été construit à l’aide d’un coffrage en sacs de sable.
POPERINGE (Belgique) Dans une propriété privée, un groupe de quatre abris britanniques.
AUBERS (59) Un des nombreux abris allemands qui constituaient la ligne Hindenburg.
Entrée d’un de ces abris. On remarquera le petit muret destiné à protéger des éclats et du souffle des explosions.
HARTMMANSWILLER KOPF (68) On trouve de nombreux abris sur le versant qui était occupé par les allemands.
Les “pionniers” allemands étaient des bâtisseurs remarquables et ne manquaient pas de matériaux de construction. Ce qui explique l’état de ces abris malgré les bombardements et les 90 ans passés. Sur cette photo, la “Schwabenheim”.
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